Quand un traitement échoue, la cause se trouve rarement dans le produit. Elle se trouve presque toujours dans ce qui n’a pas été fait avant l’arrivée du technicien. Voici la liste que nous envoyons à nos clients, avec l’explication de chaque point, parce qu’une consigne comprise est une consigne appliquée.
Tout le textile des pièces concernées passe en machine à soixante degrés minimum : draps, housses, couettes, oreillers, rideaux, vêtements des armoires proches du lit. Cette température tue tous les stades, œufs compris.
Ce qui ne supporte pas les soixante degrés passe au sèche-linge trente minutes sur cycle chaud, ce qui produit le même effet. Ce qui ne supporte ni l’un ni l’autre, laine délicate ou cuir, part au congélateur soixante-douze heures dans un sac fermé.
Point capital : une fois lavé, le linge est immédiatement enfermé dans des sacs plastique bien scellés, et il y reste jusqu’à la fin du protocole complet, soit après le second passage. Un linge lavé puis remis dans une armoire non traitée est recontaminé le soir même.
Écartez les lits, canapés et fauteuils des murs d’une trentaine de centimètres. Videz les tables de nuit et les tiroirs situés sous les lits. Retirez ce qui est stocké sous le sommier, cartons, valises, boîtes de rangement, et sortez-le au centre de la pièce sans le sortir du logement.
Le technicien doit pouvoir atteindre les plinthes, les angles de sommier, l’arrière des têtes de lit et les cadres accrochés à proximité. Ce sont exactement les endroits où les punaises se réfugient, et un meuble collé au mur est une zone qui restera vivante.
Ne sortez rien du logement avant le traitement. Ni matelas, ni canapé, ni carton. C’est la manière la plus efficace de contaminer un palier, un trottoir ou une cave, et de faire revenir le problème par un autre chemin quelques semaines plus tard.
Aspirez soigneusement sols, plinthes, sommier et coutures de matelas la veille. Cela retire une partie de la population et les débris qui gênent l’application. Immédiatement après, retirez le sac ou le bac, enfermez-le dans un sac plastique fermé et sortez-le à la poubelle extérieure. Un sac d’aspirateur laissé dans l’appareil est un nid parfait.
Le matelas reste. Le sommier reste. Les meubles restent. Nous n’avons pratiquement jamais à faire jeter quoi que ce soit, et si c’est le cas, la pièce est emballée sur place dans une housse fermée avant de sortir du logement.
Les livres, les tableaux et les objets décoratifs proches du couchage peuvent rester, mais signalez-les au technicien pour qu’il les inspecte plutôt que de les traiter à l’aveugle.
Personne ne doit se trouver dans les pièces pendant l’application ni durant le délai d’attente, qui est de quatre à six heures selon le produit. Prévoyez la sortie des animaux domestiques.
Les aquariums sont couverts et leur pompe à air arrêtée pendant l’intervention, puis remis en route à l’aération. Signalez leur présence dès l’appel, ainsi que celle d’oiseaux en cage, particulièrement sensibles.
Dans une maison, deux points reviennent souvent. Les combles aménagés et les chambres d’amis peu utilisées doivent être traités même si personne n’y dort : la punaise peut jeûner très longtemps et attendre le retour d’un occupant. Et les canapés convertibles du salon sont à traiter systématiquement, ce sont des refuges classiques que les gens oublient de signaler parce qu’ils ne les considèrent pas comme des lits.
Aérez à la fin du délai indiqué, puis reprenez une vie normale. Ne lavez pas les plinthes ni les zones traitées pendant plusieurs semaines, le produit doit rester en place pour agir sur les individus qui éclosent. Gardez le linge en sacs jusqu’au second passage. Si vous constatez encore des piqûres dans les jours qui suivent, c’est normal et ce n’est pas un échec : la population résiduelle met du temps à disparaître, et c’est précisément le rôle de la seconde intervention.
Appelez-nous avant de commencer. Dix minutes au téléphone évitent souvent une intervention à refaire.